Cette année, 3 équipes de DSN74 ont participé au RIF qui se déroulait en Ardèche.

Voici le compte rendu de l’équipe Intersport Lyon DSN 74

« Randonnée sur les Champs Elysées »

Assis sur un canapé à apprécier un bon demi, et voilà que j’ai un coup de file de ma mère, je décide de répondre : « Oui, Antoine, c’est maman, tu veux faire le RIF ? »

Début des hostilités : « Euhhh allez feu » (Pour accuser le coup je m’en suis remis une autre).

Quelques jours après – coup de file de Christophe : on a plu de féminine, on abandonne : début des galères.

Après des rebondissements toute la semaine au téléphone : on le fait, on le fait pas et finalement on le fait mais à 4 mecs …

C’était un raid avant le raid au niveau du mental en passant par toutes les émotions et en ayant un peu arrêter de se préparer.

Comme premier raid long on peut avoir de l’appréhension, mais quand on l’as appris à 10 jours et qu’on a eu un entrainement au BARathon plutôt qu’au marathon, y’a de quoi se poser des questions.

Mais finalement c’est un bon test pour se tester au mental avant une telle course.

 

Dimanche 4 juin – 00h00 : Début de la « promenade de santé » à la recherche de la souffrance.

Un magnifique Swim and Run nocturne pour débuter cette compétition dans mon pays qu’est l’Ardèche.

Puis on enchaîne sur du VTT avec des première galères avec mon vélo puisque c’était une préparation dernière minutes avec une patte de dérailleur sans vis … Mentalement, c’est pas évidemment parce qu’on a le sentiment de poser des galères dès le premier jour. Cependant, un très beau parcours avec des passages à 10 km de chez moi.

Puis vient la suite du raid, 19 km de trail, mais comme c’était trop facile, Pascal nous a concocté un petit trek où il fallait tracer son chemin au bord d’une rivière. S’en suit le kayak, sur l’Eyrieux, lieu où d’habitude je fais trempette en vacances. C’est ici que j’ai pris un gros coup sur le genoux qui me suivra tout le long du raid.

La nuit tombe et on part sur le VTT, c’est le premier coup dur mentalement puisque on galère vraiment et on est vraiment fatigué sauf qu’on a fait à peine 100 bornes et qu’il en reste 350, mais bon on intériorise parce qu’on veut pas les briser dès le début. Un petit sommeil en pleine nature nous fera du bien et on repartira du bon pied.

 

 

Au milieu du raid, un sentiment d’euphorie et de fraîcheur mentale m’a pris avec le sentiment d’en avoir fait la moitié et de profiter pleinement de chaque moment et situation galère.

Tout baigne, même les pieds quand il a fallu remonter l’Ardèche à contre courant – encore une signature de Raid In France.

 

Puis arrive le 8 juin, qui pour anecdote était le jour de mes 21 ans. Et comme cadeau j’ai eu une grande section de 70 km de VTT avec des portages et du dénivelé à en baver. Mes équipiers ont quand même prit le soin de me le souhaiter en me faisant souffler la bougie de secours accompagné de sa barre énergétique sur son lit de gel tonique. Un délice, juste avant de prendre une grande claque dans la gueule mentalement lorsque la nuit tomba et que mon éclairage n’était pas à son paroxysme et où mentalement j’étais consacré à 200 % sur la courbe que la roue de Christophe prenait à chaque cailloux ou virage. Cette nuit a été dure pour nous tous et on s’est arrêté faire un sommeil flash de 10 minutes au bout duquel j’ai eu ma première hallucination : comme on était pas assez de mec dans l’équipe, j’en cherchais encore un 5e du nom d’Antonin qui n’a rien à voir avec les raids mais j’étais persuadé qu’il était avec nous.

Mais de suite après le moral remonte à la fin de l’étape à mon entière surprise de voir mes parents et mon frère à 3h du mat ainsi que mon chien et …. une tablette de chocolat noir, exceptionnellement autorisée pour cause d’anniversaire.

 

Un dernier repos bien mérité, puis nous enchaînons sur le gros trek de 40 km allant de sommet en sommet à travers des sentes, les ronces et les buis ardéchois. Même si ça sentait la fin j’avais de l’appréhension car la distance est très importante surtout avec un genoux en vrac et enflé, mais j’en remercie le médecin qui m’avait fait un bandage.

A mi course, on tombe sur une épicerie pleine de produits locaux ardèchois : c’est enfin ici que j’ai compris l’intérêt du raid et de l’importance apporté à chaque bouchée de tarte aux myrtillex ou de tomme de chèvre.

 

Puis vient la dernière étape, un petit 33km d’ascension de nuit dans lequel on s’est prit au jeu de rivaliser avec les autres équipes au coude à coude toute la course avec nous même pour une 6e ou 7e place, notamment les canadiens avec qui on faisait du yoyo. Je me suis même permis de tracter Xtof durant la montée et j’étais tellement bien que je croyais que les cachets anti-inflammatoire du médecin pour mon genoux n’étaient pas des médicaments données anciennement à Amstrong et CO.

 

Vient ce petit atelier voile dont nous avions tant rêver pour enfin franchir la ligne d’arrivée et atteindre ce sentiment qui n’est pas vraiment explicable et que je souhaite à tous de découvrir.

Maintenant à froid mon premier sentiment est de pouvoir reconnaître cette sensation et de pouvoir plus se préparer à l’avenir.

Malgrés toutes nos galères avant et pendant la course, on fait une très belle 6e place en faisant l’intégralité du parcours. On ne sera pas classé officiellement mais mentalement c’est un sentiment de joie et d’accomplissement.