Ce week-end avait lieu Les Templiers, un des derniers évènements trail de la saison qui est devenu aux fils des années un rendez vous incontournable du calendrier.
Jeremy Baron, un des membres de DSN74, a réussi à avoir un dossard à la dernière minutes. Voila son compte rendu d’une course parfaitement gérée et maitrisée grâce à un entrainement au top…
… vous y avez cru? Bé non c’est Jerem alors comme d’hab c’est un peu à l’arrache 😉
Compte rendu du de l’Endurance Trail des Templiers – 100KM pour 5000m de D+
Aillant réussit à avoir un dossard à un peu moins de 3 semaines de l’épreuve suite à un repas à la maison avec des pots… et des défis à la con… me voilà au départ d’un 100km avec un entrainement cumulé de 50km de course à pied… Je vais pas frôler le sur entrainement ;o)
Je descend donc à Millau mercredi … après 2 nuits blanches en 36 heures (ben oui je bosse juste avant et cela n’était pas prévu du tout…donc je n’avais pas géré mes repos d’avant course, cela fera un entrainement raid). On chope les dossards, on fait coucou à Stef, Philippe et Laurent les dignes représentants de Maxi Race ! Et zou je file dormir quelques heures avant la course.
Difficile de dormir avec le décalage horaire mais cela se passe sans trop de mal. Départ à l’arrache, la route est barré… le timing est trop serré pour faire demi tour en voiture. Du coup on laisse la voiture en plan… et zou 3km à courir en guise d’entrainement pour arriver à 3 min près à l’heure du départ. Du coup on pars dans la foulée.
1ere montée à Carbassas super raide mais ca va pas mal. Du coup je me trouve en début de peleton et je n’ai pas trop de bouchon mais juste qq ralentissement…
Arrivé à l’équivalent du semi marathon je fais un bilan vite fait … 20km de parcouru 1000m de D+ avalé et cela en 2h et je suis dans les 200 premiers… aie aie aie, je suis trop vite. Les sensations sont là mais je préfère ralentir drastiquement… Du coup je me fais doubler par pas mal de mecs. On passe un très belle arête par Boyne jusqu’à un vieux refuge qui est devenu auberge.. En revanche je prend le temps d’ouvrir les yeux même si je connais les lieux par cœur c’est une tuerie lors de la percée de la mer de nuage avec un ciel grand bleu et des couleurs de fou (dommage je n’avait pas pris mon appareil) mais le moment est magique et les couleurs magnifiques . La descente sur Mostuéjouls est hors du temps… juste le château sort de la brume avec la mer de nuage et des rayons de soleil tout chaud !!! Enorme !! Quelques km plus loin ce sont les vautours qui se lèvent au dessus de nous … J’adore…. Et surtout pas foule de trailer autour de moi !
Arrivé au ravito du 50ieme kilomètre je suis chaud bouillant (j’ai perdu dans les 100 places environs) du coup je refais une remontée vraiment intéressante (enfin pour mon niveau) , et à partir de là je décide de repartir sur un bon rythme jusqu’à la fin… Objectif finir un peu avant les 16h de course carrément jouable même avec le temps que je viens de perdre … mais je suis frais 😉 Et là premier plateau roulant… je n’avance plus ! Impossible à courir j’ai comme une barre dans mes genoux me faisant extrêmement mal. Du coup je suis même obligé de marcher tellement la douleur est présente. Je me dis que comme j’étais en roue libre depuis quelques heures la machine a du mal à se lancer j’insiste… non c’est non la douleur a raison de moi. Bon je vais alors tacher de dérouler histoire de voir …. Rien de plus. Du coup sur le plat ben …. Je marche … la course à pied me fait vraiment trop souffrir. Es ce dut à mon non entrainement ? Es ce dut à mes nouveaux proto de chaussure ? Es ce dut à mon manque de sommeil sur les 3 derniers jours ? Ou es ce que je suis cuit aussi ?? Beaucoup de question mais le résultat est le même : je me traine !
Et là première descente dans cet état là … la grosse galère… je ne peux mais alors impossible de courir ou même trotter… je suis fou !
Mais par contre la montée qui suit je passe toute mon énergie (plutôt ma hargne) et je monte comme jamais.
Bilan vite fait : je ne peux plus courir sur du plat, les descentes je n’en parle même plus (moi qui suis plutôt descendeur) par contre en côte je double pas mal de monde… Je décide donc de terminer tranquille l’épreuve et juste de me mettre des doses lors des montées histoires de suer un peu ;o) Je ne sais pas ce que j’ai car en montée j’ai vraiment une énergie de malade mais impossible de courir sur quelques soit le revêtement…
Du coup j’avance à mon rythme tranquille (je travaille mon ego aussi avec les multiples personnes qui me doubles), Delphine une copine me double… bref c’est ça aussi le sport. Dernier ravitos et grosse montée ; je décide de me mettre une rouste dedans… je double un grand nombres de coureur et je rattrape même Delphine ! Etonné et comme il restait 6 ou 7 km nous décidons de finir ensemble. La dernière descente est terrible et vraiment très technique… et je dirais même un peu dangereuse après un 100km… mais la ligne d’arrivée est là et nous la passons ensemble en 18h30.
Course en demi-teinte, malgré les bonnes sensations et une moyenne de 1000 à 1200m de D+ par heure en moyenne et ceux jusqu’à la fin du trail, les genoux n’ont pas aimés et je n’ai vraiment pas pu courir du coup pendant 50km … extrêmement frustrant. J’ai rdv justement pour parler des protos mais je ne pense pas que cela soit la seule cause (voire pas du tout même .. juste moi) .La course est toujours aussi fantastique avec ces décors de fou.
Par contre cela faisait plus de 2 ans que je n’avait pas couru d’ultra trail… putain plus personne ne se parle pendant la course c’est vraiment la guerre sachant que l’on n’est pas sur des podiums ou autres classements… mais à tout niveau. Es ce l’effet Templiers , fin de saison.. j’ai été très surpris.
Sinon à refaire mais avec de l’entrainement ce coup ci 😉